Bordereau de commission : comment un courtier vérifie-t-il qu’il a été payé au bon taux ?
Commençons par ce que personne n’écrit : aucun texte ne définit le bordereau de commission. Les articles du code des assurances qui organisent la rémunération de l’intermédiaire — L. 511-1, L. 521-2, R. 511-3, R. 521-1 — ne le nomment pas, et le code de commerce non plus. C’est un document commercial, émis par la compagnie ou le gestionnaire, pas une pièce réglementaire normalisée. Ce que le code définit, en revanche, c’est la commission elle-même : une rémunération « incluse dans la prime d’assurance » (article L. 521-2 du code des assurances). Vérifier qu’on a été payé au bon taux ne consiste donc pas à contrôler un formulaire officiel, mais à rapprocher deux choses : le taux convenu avec la compagnie, inscrit sur la fiche du contrat, et le taux réellement appliqué sur chaque ligne du bordereau — le montant rapporté à son assiette. Ligne à ligne, jamais sur un total : un total juste peut cacher deux écarts qui se compensent. Et un écart n’est pas un verdict : seul l’accord commercial dit qui a raison.
Qu’est-ce qu’un bordereau de commission ?
C’est le relevé périodique par lequel une compagnie d’assurance — ou le gestionnaire qui agit pour elle — détaille les commissions versées à un cabinet sur une période donnée, contrat par contrat. Une ligne, un contrat, un montant. Le document accompagne un règlement, c’est-à-dire un virement identifié, et sert à l’expliquer.
Cette définition est la nôtre, et c’est le premier fait qu’il faut poser : nous n’avons trouvé aucune définition réglementaire du bordereau de commission. Les articles du code des assurances qui traitent de la rémunération de l’intermédiaire ne l’emploient pas. L’article L. 511-1 définit l’activité de distribution et l’intermédiaire, « toute personne physique ou morale autre qu’une entreprise d’assurance ou de réassurance […] qui, contre rémunération, accède à l’activité de distribution d’assurances ou de réassurances ou l’exerce ». L’article R. 511-3 définit ce qu’est une rémunération. L’article L. 521-2 impose d’informer le client sur sa nature. Aucun ne dit ce qu’est un bordereau, ni ce qu’il doit contenir, ni à quelle fréquence il doit être émis.
La conséquence est directe : le format, le contenu, la périodicité et la qualité d’un bordereau relèvent de l’accord entre le cabinet et la compagnie, pas d’une norme. C’est exactement pour cela que les formats diffèrent d’une compagnie à l’autre, et qu’aucun contrôle automatique ne se transporte tel quel de l’une à l’autre.
Bordereau, relevé, règlement : trois mots qu’on confond
Le vocabulaire flotte, y compris chez les compagnies, et la confusion coûte cher au moment du contrôle. Nous employons ces trois mots dans le sens suivant, faute de définition officielle.
- Le règlement, c’est l’argent : une opération de paiement, portant en général un numéro, pour un montant total.
- Le bordereau, ou le relevé, c’est le document qui détaille ce règlement : les lignes qui, additionnées, donnent le montant versé.
- La ligne, c’est l’unité de vérification : un contrat, une période, une assiette, un taux, un montant.
Pourquoi cette distinction n’est pas cosmétique : un même règlement est fréquemment livré deux fois, sous deux formes. C’est le deuxième des quatre pièges décrits dans notre article sur le rapprochement des bordereaux, et il se raisonne au niveau du règlement, jamais de la ligne.
Ce qu’on lit sur une ligne de bordereau
Puisque aucun texte ne fixe le contenu, ce qui suit n’est pas une liste réglementaire : c’est la liste minimale sans laquelle une ligne n’est pas vérifiable. Si l’une de ces six informations manque, le contrôle du taux devient impossible, et il faut le demander à la compagnie plutôt que de le reconstituer.
- La référence du contrat chez la compagnie — c’est elle qui permet le rattachement, quand elle existe aussi chez vous.
- Le nom du souscripteur — souvent le seul chemin praticable quand la référence ne correspond à rien dans votre portefeuille.
- La période couverte — sans elle, impossible de dire si la ligne correspond à une échéance due ou à une régularisation.
- L’assiette, c’est-à-dire le montant sur lequel le taux s’applique — et il faut savoir si elle est hors taxes ou toutes taxes comprises, parce que le taux apparent n’est pas le même.
- Le taux appliqué, quand la compagnie le publie : beaucoup ne l’impriment pas.
- Le montant de la commission, qui est la seule donnée toujours présente.
D’où vient le taux, au juste ?
D’un accord, et de rien d’autre. Aucun des textes que nous avons consultés ne fixe le taux de commission d’un courtier : il résulte de la convention conclue avec la compagnie, produit par produit, parfois gamme par gamme. Le code ne s’intéresse pas au niveau de cette rémunération, mais à sa nature et à sa transparence vis-à-vis du client.
Article R. 511-3 du code des assurances : « La rémunération mentionnée au III de l’article L. 521-1 s’entend de toute commission, tout honoraire, tout autre type de paiement ou tout avantage de toute nature, économique ou autre, proposé ou offert en lien avec des activités de distribution d’assurances. »
L’article L. 521-2 oblige l’intermédiaire à indiquer au client, avant la conclusion du contrat, s’il travaille « Sur la base d’honoraires, c’est-à-dire sous la forme d’une rémunération payée directement par le souscripteur ou l’adhérent » ou « Sur la base d’une commission, c’est-à-dire une rémunération incluse dans la prime d’assurance ». Cette dernière formule mérite qu’on s’y arrête : votre commission n’est pas facturée à côté de la prime, elle est dedans. C’est la raison pour laquelle l’assiette du bordereau est une prime, et pourquoi une question sur l’assiette est toujours légitime.
Le code va un cran plus loin dans un cas précis, et peu de cabinets le savent : pour certains contrats professionnels, le montant doit être communiqué à la demande du client. L’article R. 511-3 prévoit qu’« A la demande de celle-ci, l’intermédiaire communique à la personne physique ou à la personne morale qui envisage de souscrire ou adhérer à un contrat d’assurance en raison de ses activités professionnelles le montant de la commission et de toute autre rémunération versée par l’entreprise d’assurance sur le contrat proposé. » Cette obligation s’applique, précise le même article — par un renvoi au « c du II de l’article L. 521-2 » qu’il ne détaille pas davantage —, lorsque le contrat proposé est un contrat « dont la prime annuelle excède 20 000 euros ». Si vous devez pouvoir communiquer un montant, vous devez d’abord pouvoir le retrouver.
Vérifier : le rapprochement fiche contre bordereau
La vérification tient en une soustraction, une fois la ligne rattachée au bon contrat. Prenons une ligne qui porte une assiette de 1 200 € et une commission de 144 €. Le taux payé est de 12 %, puisque 144 divisé par 1 200 donne 0,12. Si la fiche du contrat porte 15 %, l’écart est de 3 points : 15 % de 1 200 font 180 €, soit 36 € de plus que ce qui a été versé sur cette ligne.
Trois précautions avant d’en tirer quoi que ce soit. La première : vérifier l’assiette, parce qu’un taux calculé sur une prime hors taxes et comparé à une prime toutes taxes comprises produit un écart qui n’existe pas. La deuxième : vérifier la période, parce qu’une régularisation, un avenant ou un prorata déplacent le montant sans changer le taux convenu. La troisième, la plus importante : un écart n’est pas un impayé. Sur certains produits, la commission est variable — elle peut dépendre du fractionnement, de l’ancienneté du contrat ou de la gamme.
C’est pour cette raison que la comparaison se fait ligne à ligne et jamais sur un total. Un total juste peut recouvrir deux écarts de sens contraire qui s’annulent, et un total faux ne dit pas où chercher. La granularité n’est pas un luxe de comptable : c’est la seule échelle à laquelle une question se pose à la compagnie.
Les quatre pièges, en une phrase chacun
Nous avons traité ces pièges en détail ailleurs, à partir du portefeuille du cabinet qui édite ACTUAL DATA : « 603 bordereaux importés, 22 153 lignes de commission, 30 compagnies. Près de 88 % des lignes sont aujourd’hui rattachées à un contrat. » Les voici résumés ; le détail, les mesures et les corrections sont dans l’article consacré au rapprochement des bordereaux.
- Certaines compagnies coupent le nom du souscripteur à une largeur fixe, ce qui rend le rattachement par nom impossible tant que la coupe n’a pas été démontrée.
- Le même règlement livré en PDF puis en CSV entre deux fois, et aucun contrôle ligne à ligne ne le voit, parce que les deux fichiers ne découpent pas les mêmes lignes.
- Un silence n’est pas un impayé : un contrat annuel est commissionné en une seule fois, et les bordereaux suivants sont muets sur lui.
- Un écart de taux n’est pas un sous-paiement : sur certains produits la commission est variable, et un taux attendu calculé sur une médiane ne figure dans aucun accord.
Le troisième mérite un chiffre, parce qu’il montre l’ordre de grandeur de l’erreur qu’on évite : chez nous, « au 30 juillet 2026, le détecteur signalait 65 contrats en “paiement interrompu”, pour 8 706,72 € », et après croisement de la cadence de la compagnie avec le fractionnement du contrat, « le même détecteur n’en signalait plus que 8, pour 532,40 €, à la mesure suivante du 5 septembre 2026 ». Le manque annoncé n’existait pas.
Ce que le code dit de vos pièces, et pendant combien de temps
Le bordereau n’est pas une pièce réglementaire, mais il devient une pièce comptable dès qu’il justifie un encaissement. L’article L. 123-22 du code de commerce est bref : « Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans. » Dix ans, donc, pour les bordereaux et leurs justificatifs — une durée qui n’a rien à voir avec celles qui régissent les données des clients, et que nous avons détaillée dans notre article sur les durées de conservation.
Une remarque de méthode, pour finir sur ce point : l’article R. 521-1 du code des assurances, qu’on cite parfois à propos des commissions, ne traite pas du tout du sujet. Il porte sur les coordonnées du service de réclamation, la médiation, les participations supérieures à 10 % entre un intermédiaire et une entreprise d’assurance, et le seuil de chiffre d’affaires au-delà duquel un intermédiaire doit nommer la compagnie avec laquelle il le réalise. Vérifier un article avant de le citer évite de fonder une pratique sur un texte qui parle d’autre chose.
Ce que fait ACTUAL DATA
Notre page produit publie ce que le module de commissions fait, et la limite qu’il s’impose. Sur l’import : « Le fichier est empreint à l’import : le même règlement ne peut pas entrer deux fois, y compris quand la compagnie livre un relevé PDF puis son détail en CSV. » Sur le rattachement : « Chaque écriture est rattachée à un contrat avec la méthode qui l’a rattachée — référence exacte, référence normalisée, numéro client, nom, foyer — et la ligne source du bordereau est conservée telle quelle. » Cette dernière phrase est celle qui compte pour une vérification : ce que la compagnie a écrit reste lisible à côté de ce que le logiciel en a déduit.
Sur les alertes : « Les détecteurs croisent la cadence de la compagnie et le fractionnement du contrat : un contrat annuel muet onze mois n’est pas un impayé. » Notre page sur la journée type d’un courtier dit la même chose autrement : « un silence pendant que le bordereau manque, ce n’est pas un contrat perdu, c’est un import en retard ».
Et la limite, publiée sur la même page produit : « Un écart entre le taux de votre fiche et celui du bordereau est présenté comme un écart, jamais comme un sous-paiement : seul le courtier connaît l’accord commercial. » C’est la règle que devrait s’appliquer n’importe quel outil, le nôtre comme un autre : constater, nommer, et laisser trancher.
Ce que ça change, concrètement, lundi matin
- Inscrivez le taux convenu sur la fiche de chaque contrat, avec sa date : sans référence écrite, il n’y a rien à comparer.
- Demandez à chaque compagnie, par écrit, sur quelle assiette le taux s’applique — hors taxes ou toutes taxes comprises.
- Rapprochez ligne à ligne, jamais sur un total : deux écarts de sens contraire s’annulent dans un total.
- Avant de réclamer, vérifiez la période et le fractionnement du contrat : la plupart des trous constatés sont des cotisations annuelles lues avec une cadence mensuelle.
- Tenez la liste des lignes que vous n’avez pas su rattacher, et traitez-la comme un encours de travail, pas comme un résidu.
- Rejouez l’exercice après chaque rattachement tardif : une alerte fondée sur une absence doit être réexaminée dès que l’absence est comblée.
- Conservez bordereaux et justificatifs dix ans, conformément à l’article L. 123-22 du code de commerce.
Transparence : ACTUAL DATA est éditée par un cabinet de courtage en exercice et propose un module de rapprochement des commissions. Nous avons donc intérêt à ce que le sujet vous préoccupe, et vous devez lire cet article en le sachant. C’est aussi pourquoi les chiffres cités sont les nôtres, y compris ceux qui ne sont pas flatteurs, et pourquoi le seul verdict que nous décrivons est celui du courtier, pas celui d’un logiciel.
Sources, toutes consultées le 16 septembre 2026 : articles L. 511-1, L. 521-2, R. 511-3 et R. 521-1 du code des assurances, et article L. 123-22 du code de commerce, dans leur version en vigueur sur legifrance.gouv.fr. Chiffres de portefeuille repris de notre article « Rapprocher ses bordereaux de commissions : les pièges qu’on ne voit qu’en le faisant », relevés le 6 septembre 2026 dans l’instance de production du cabinet éditeur, et mesures des 30 juillet et 5 septembre 2026 citées dans ce même article. Faits produit relevés le 16 septembre 2026 sur les pages /logiciel-courtier-assurance et /journee-type-courtier-assurance d’actualdata.fr. Aucune définition réglementaire du bordereau de commission n’a été trouvée dans les textes consultés : elle n’est donc pas citée, et aucune n’est inventée ici. Cet article décrit une méthode de vérification ; il ne constitue ni un conseil comptable ni une consultation juridique sur votre situation.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un bordereau de commission en assurance ?+
C’est le relevé périodique par lequel une compagnie, ou le gestionnaire qui agit pour elle, détaille contrat par contrat les commissions versées à un cabinet sur une période, et explique le règlement qui l’accompagne. Aucun texte ne le définit : les articles du code des assurances relatifs à la rémunération de l’intermédiaire (L. 511-1, L. 521-2, R. 511-3, R. 521-1) ne l’emploient pas. C’est donc un document commercial, dont le format et le contenu relèvent de l’accord avec la compagnie.
Un bordereau de commission est-il obligatoire ?+
Aucun des textes que nous avons consultés n’impose à une compagnie d’émettre un bordereau, ni n’en fixe le contenu ou la périodicité. Ce que le code des assurances impose porte sur l’information du client : l’article L. 521-2 oblige l’intermédiaire à indiquer s’il travaille « Sur la base d’honoraires » ou « Sur la base d’une commission, c’est-à-dire une rémunération incluse dans la prime d’assurance ». L’obligation d’émettre un relevé, elle, est contractuelle.
Comment calculer le taux de commission sur une ligne de bordereau ?+
En divisant le montant de la commission par son assiette, puis en comparant le résultat au taux inscrit sur la fiche du contrat. Une commission de 144 € sur une assiette de 1 200 € correspond à un taux de 12 % ; si la fiche porte 15 %, l’écart est de 3 points, soit 36 € sur cette ligne. Encore faut-il savoir si l’assiette est hors taxes ou toutes taxes comprises : comparer deux assiettes différentes fabrique un écart qui n’existe pas.
Que faire quand le taux du bordereau ne correspond pas à celui de ma fiche ?+
Constater l’écart, en chercher l’explication, et ne pas conclure trop vite. Sur certains produits la commission est variable, et un taux dit attendu, calculé par un outil sur une médiane de bordereaux, ne figure dans aucun accord. Vérifiez d’abord l’assiette et la période, puis reprenez votre convention avec la compagnie : c’est elle, et elle seule, qui fixe le taux. Un bon indicateur constate la différence entre la fiche et le bordereau et vous laisse trancher.
Combien de temps faut-il conserver ses bordereaux de commissions ?+
Dix ans. L’article L. 123-22 du code de commerce dispose que « Les documents comptables et les pièces justificatives sont conservés pendant dix ans. » Un bordereau justifie un encaissement : il entre dans cette catégorie, au même titre que les factures et leurs justificatifs. Cette durée est indépendante de celles qui s’appliquent aux données des clients, qui répondent à d’autres textes et à d’autres points de départ.
Un client peut-il demander à connaître la commission de son courtier ?+
Dans un cas prévu par le code, oui. L’article R. 511-3 du code des assurances prévoit qu’« A la demande de celle-ci, l’intermédiaire communique à la personne physique ou à la personne morale qui envisage de souscrire ou adhérer à un contrat d’assurance en raison de ses activités professionnelles le montant de la commission et de toute autre rémunération versée par l’entreprise d’assurance sur le contrat proposé. » Le même article réserve cette obligation aux intermédiaires exerçant selon les modalités prévues au c du II de l’article L. 521-2, pour un contrat « dont la prime annuelle excède 20 000 euros ».
Pourquoi certaines lignes d’un bordereau ne se rattachent-elles à aucun contrat ?+
Le plus souvent parce que la référence portée par la compagnie n’existe pas chez vous, et que le nom ne permet pas de trancher : nom coupé à largeur fixe, homonymes, ou souscripteur différent du porteur du contrat. Sur le portefeuille du cabinet qui édite ACTUAL DATA, « 603 bordereaux importés, 22 153 lignes de commission, 30 compagnies. Près de 88 % des lignes sont aujourd’hui rattachées à un contrat. » Les lignes restantes ne sont pas perdues : ce sont des commissions encaissées qu’on ne sait pas encore expliquer.
Mon contrat n’a rien touché ce mois-ci : suis-je impayé ?+
Pas nécessairement. Un contrat à cotisation annuelle est commissionné en une seule fois, et les bordereaux suivants sont muets sur lui : c’est le rythme normal. Mesuré sur notre propre portefeuille, un détecteur qui ignorait cette cadence signalait « 65 contrats en “paiement interrompu”, pour 8 706,72 € » au 30 juillet 2026 ; une fois la cadence de la compagnie croisée avec le fractionnement du contrat, il n’en restait plus que 8, pour 532,40 €, au 5 septembre 2026.
Par Nicolas Prévost — courtier en assurance à Douai, fondateur d’ACTUAL DATA. Il exerce au sein d’ACTUALASSURANCES, cabinet de courtage inscrit à l’ORIAS (n° 10.058.401), et a écrit ACTUAL DATA pour son propre cabinet avant de l’ouvrir à d’autres. Ce qu’il décrit ici, il s’en sert le lendemain matin.
Rédigé avec des outils d’IA à partir de sources officielles lues le jour même, chaque citation vérifiée, relu avant publication — Nicolas Prévost en assume le contenu. Comment nous écrivons →
Mis à jour le 16 septembre 2026.
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